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La taille du marché : une ampleur et une perspective de croissance à la mesure de l’ambition de notre ami ColumbusImplantation géographique des marchés du voyage : le Vieux Continent, maître des jeux ?
Les principaux segments porteurs du marché du voyage on-line : Les mines d’or du cybertravel
Il ne suffit pas d’être le meilleur navigateur de la Cour ni même de faire partie des traders favoris du Roi, encore faut-il savoir naviguer habilement dans les eaux agitées de la Toile si l’on veut se lancer à la conquête du Nouveau Monde du Web. L’élément internautique est un élément autrement plus déchaîné que l’Océan Atlantique, et le pied marin de notre ami Columbus ne s’y trompe pas : pour créer sa start-up, une étude de marché s’impose.
Le marché du voyage on-line est prospère, immense et se développe à toute allure. Malgré tout, c’est un marché déjà très encombré et les compagnies doivent s’attendre à rencontrer un certain nombre difficultés si elles ne s’avèrent pas capables d’affronter toutes les contraintes marketing des agents de voyage sur internet. De même que la prestation de services précis et très spécifiques est essentiel à la viabilité des compagnies, l’approche en terme de marketing est un facteur absolument décisif dans cette branche du marché. Pour survivre, elles doivent jouer le jeu de la différenciation ou bien pouvoir fournir de riches poches d’informations. Il va donc falloir être solide, structuré, suffisamment armé et abondamment sponsorisé si Columbus veut éviter de finir dans l’estomac d’un banc de piranhas affamés ou dans les filets crochus de pirates-hackers aux dents longues...
La taille du marché : une ampleur et une perspective de croissance à la mesure de l’ambition de notre ami Columbus
Tous les experts et capital-risqueurs en sont persuadés : l’industrie du voyage sera un des secteurs les plus dynamiques des ventes on-line des prochaines années en Europe. D’après l’édition du Wall-Street Journal de novembre 1998, le marché européen global devrait atteindre les 15 milliards de dollars par an vers 2002, dont environ 30-40% proviendraient des transactions de voyage. Ce chiffre est par ailleurs confirmé par d’autres sources : Jupiter Communications indique que pour les 4 millions d’Européens qui achèteront on-line en 2003, le voyage sera la ligne de produit la plus largement vendue –à hauteur de 6.5 milliards d’Euros environ. Si donc notre ami Columbus trouve le bon filon, il aura de quoi rentabiliser son investissement et rendre au Roi ce qui est au Roi et à Dieu ce qui est à D.... euh non.
L’Europe compte donc un certain nombre de leaders bien établis sur le marché, mais doit néanmoins faire face à la rude concurrence des agences de voyages on-line américaines (les Indiens surfaient effectivement déjà le Web que Columbus n’avait pas encore fumé son premier calumet de la paix) qui se répandent actuellement sur son marché. Travelocity et Expedia ont ainsi déjà depuis longtemps des sites en Grande-Bretagne et en Allemagne et envisagent de s’installer dans d’autres pays européens dans un futur proche. Vite vite, Columbus !
Implantation géographique des marchés du voyage : le Vieux Continent, maître des jeux ?
D’un point de vue géographique, les analystes s’attendent à ce que les principaux marchés du voyage sur internet soient ceux du Royaume-Uni, d’Allemagne et de France –l’Espagne n’attend que toi, Columbus !
D’après le Trade Travel Gazette d’août 1998, le Royaume-Uni devrait être le pays européen possédant le plus gros potentiel de croissance des ventes de voyages on-line. Alors que l’Allemagne devrait continuer à dominer les ventes on-line de livres, de softwares, de voyages aériens et de musique en 2002, le Royaume-Uni prendrait la tête des ventes européennes de voyages on-line. Le Sunday Business Post de septembre 1999 publie même des statistiques qui montrent que les sites web de voyages sont le troisième type de commerce électronique le plus populaire parmi les consommateurs britanniques, et que 25% des ménages à hauts revenus ont déjà visité une agence de voyage on-line.
En ce qui concerne la France, les agences traditionnelles s’orientent lentement mais sûrement vers internet. Comme l’indique la Tribune en juillet 1999, " dans le meilleur des cas, les entreprises de tourisme disposent d’un premier site web qu’elles envisagent de refondre et ont embauché une personne pour s’en occuper. Autant dire que les investissements restent encore limités. En fait, rares sont les entreprises qui admettent que la complexité de leur métier puisse trouver rapidement une solution automatisée sur le Web, et surtout que l’on puisse gagner de l’argent avec ". Ainsi le Club Med a-t-il ouvert un site en Anglais depuis 1995, mais en Français seulement depuis septembre 1999 et la réservation en temps réel ne peut s’y faire que depuis février dernier.
Mais Columbus veut créer une agence uniquement en ligne, pas question, comme ces vieux barbons de Gaulois, de se satisfaire d’un racolage hésitant à la Toile. Le Roi a mis toute sa confiance en lui, lui a prêté les pesetas sonnantes et trébuchantes nécessaires et il a foi que sa boussole virtuelle le guidera vers des terres inexplorées.
Il n’est malheureusement pas le seul, et même en France, les start-up sur le voyage se multiplient comme des épices : " Les nouvelles agences virtuelles pensent tout le contraire [cf citation précédente]. Face à la pauvreté de moyens de leur homologues du monde physique, elles reçoivent facilement les fonds financiers pour croître rapidement en inventant de nouveaux modèles d’organisation et de nouveaux outils d’information et de réservation ". Heureux qui comme Columbus, va faire un beau voyage..
Les principaux segments porteurs du marché du voyage on-line : Les mines d’or du cybertravel
Les billets d’avion :
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Une récente recherche du Datamonitor montre que les produits de commodité comme les vols sont, pour l’instant, la catégorie de vente on-line ayant le plus de succès ; les vols seraient même en passe de devenir la niche numéro 1 du e-commerce (devançant livres, disques et ordinateurs).Les Européens ont dépensé 380 millions de dollars l’année dernière juste en réservation de billets d’avion et le chiffre d’affaire devrait dépasser 1.6 milliards de dollars en 2002. C’est tellement démodé la caravelle...
Les kits de voyage :
Il semblerait que les produits nécessitant un riche contenu informationnel et devant répondre à un niveau d’exigence particulièrement élevé chez le consommateur, comme les kits de voyage par exemple, sont bien plus difficiles à mettre en place et à faire valoir par internet. Mais leur avenir apparaît néanmoins plutôt prometteur, et notre vaillant Columbus ne reculera devant aucune difficulté. Ainsi, pour le Royaume-Uni, Jupiter Communications indique que, jusqu'à maintenant, seulement 1% des vacanciers britanniques ont réservé leur package par le net, mais qu’ils seraient 45% à le faire dans un futur proche.
Le moteur du succès de tels produits sera le fait de sites de plus en plus sophistiqués, fournissant des liens vers toute une série de ressources interconnectées, comme des tours virtuels, des cartes, des galeries de photos ou des offices de tourisme. En outre, une des clés de ce succès tiendra à leur possibilité de proposer également des kits voyages aux hommes d’affaires, tel Columbus of course (n’oublions pas que le voyage professionnel est la première source du chiffre d’affaire des compagnies aériennes), et donc de moduler au maximum leurs offres en fonction des demandeurs. Columbus n’est pas de ceux qui voyagent à vingt dans la même soute à bagage... Nom d’un perroquet !
Les hôtels :
En outre, il s’avère que les réservations sur le web sont plus rentables que celles enregistrés sur le minitel : en moyenne 3 à 4 nuits contre 2 pour le minitel. Columbus n’est pas un pingre, mais tout de même. Il n’y pas de petites économies, lui disait encore hier son vieux compagnon Sinbad, en découvrant les joies des TIC...
L’hôtellerie se vend bien en ligne. Et ça tombe bien, Columbus déteste l’imprévu. En France, les groupes les plus actifs sont Envergure et Accor. Les trois premiers sites enregistrent 1000 connexions par jour pour 70 réservations et 100 demandes de brochures par semaine. Concernant le groupe Accor, le site Hotelweb enregistre plus de 350 000 pages vues par mois, mais il est actuellement en cours de refonte afin de permettre la réservation directement en ligne et non plus par un GDS. Actuellement il présente 5 à 7 pages de contenu pour chacun des 1250 hôtels présentés, mais il est intéressant de noter que ce contenu va être réduit pour que l’internaute puisse aller plus vite à l’essentiel : réserver. Columbus déteste aussi perdre son temps.